• Haute de 35 mètres, la porte Cailhau faisait partie des murailles de la ville. En 1864 on trouve comme locataires un écrivain public et un peseur de sel qui seront expulsés pour cause de rénovation (déjà !).

    Depuis ses magnifiques charpentes de chêne, un magnifique panorama s’ouvre sur le doyen des ponts de Bordeaux : le pont de pierre.

    Le touriste qui découvre Bordeaux est d’abord émerveillé par l’imposant ensemble constitué par la façade des quais. Mais souvent il ignore que derrière ce joyau du XVIIIe siècle qu’est la place de la Bourse, se trouve le Quartier Saint Pierre, cœur historique de la ville, avec ses vielles ruelles pittoresques.

    On ne peut quitter ce quartier sans découvrir l’étonnante place du Parlement où se lit la continuité des programmes voulu par les édiles locaux,  mêlant constructions et restitutions à l’identique depuis 1760 !

    L’action décisive des Intendants au XVIIIe siècle permis d’ouvrir le quartier sur la Garonne et son port.  En faisant tomber la muraille médiévale ils dégagèrent la place de la Bourse, la rue Royale et la future place du Parlement. Cette transformation eut pour conséquence de donner à ce quartier sa richesse architecturale unique.

    Le pont de pierre, conçu par les ingénieurs Deschamps et Billaudel, est le premier pont construit en ville, réglant enfin ainsi l’épineux problème de la traversée de la Garonne. La Compagnie du pont de pierre est créée pour financer les travaux, les actionnaires devant être remboursés par un droit de péage. Face à la difficulté d’assurer une solidité parfaite en raison des forts courants, Claude Deschamps imagine, pour la fondation des piles, une assise comprenant des pilots de bois et de pierres consolidés par la vase du fleuve lui-même. 
    Le pont de pierre, long de 486 mètres et doté de 17 arches, a été ouvert à la circulation en 1822.

    Le long des quais, place  Bir-Hakeim, très exactement dans l'axe du pont de pierre et au départ du Cours Victor Hugo se trouve la porte de Bourgogne également connue pendant longtemps sous le nom de porte des Salinières.

    Bordeaux (IV/IV)

    Bordeaux (IV/IV)

    Bordeaux (IV/IV)

    Bordeaux (IV/IV)

    Bordeaux (IV/IV)

    Bordeaux (IV/IV)


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  • Le pont Jacques-Chaban-Delmas, à Bordeaux, est un pont levant franchissant la Garonne entre le pont de pierre et le pont d'Aquitaine.

    Les travaux se sont déroulés d’octobre 2009 à fin décembre 2012. L’ouvrage a été mis en service et ouvert à la circulation le lundi 18 mars 2013.

    La longueur totale du pont est de 575 m et 77 m d’altitude.
    Le tablier du pont se lève à l’horizontal, à la manière d’un ascenseur, le long des 4 pylônes.
    La circulation sur le pont est interrompue environ 2 heures à chaque mouvement du tablier.

    Les bateaux au gabarit maritime, tels les voiliers non démâtés, paquebots ou les grands yachts, peuvent passer lorsque le tablier central est levé et ainsi accéder au cœur du centre historique de bordeaux.

    Bordeaux (III/IV)

    Bordeaux (III/IV)

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  • La Cathédrale Saint-André a son aspect hétérogène, il a quelque chose d’inattendu et d’attachant notamment par son clocher indépendant. Ses murs ont vu en 1137 le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et de Louis VII, le futur roi de France puis cinq siècles après, l’union d’Anne d’Autriche et Louis XIII. Au moment de la Révolution elle deviendra un magasin à fourrage… triste destinée pour ce monument qui eut à subir un incendie dévastateur au XIXe siècle. Si bien que son mobilier fut reconstitué avec les dépouilles d’autres églises.
    Le portail royal ouvert dans le mur nord de sa nef  évoque par son style l’apogée du gothique français du XIIIe siècle. Sa restauration a permis de ressusciter son apparence d’origine. En effet, comme beaucoup d’autres cathédrales ses sculptures étaient peintes de couleurs vives pour mieux atteindre l’imagination des populations.

    La tour Pey Berland, du nom de l'archevêque Pey Berland, est le clocher séparé de la Cathédrale Saint-André.


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  • Une ville dont on peut voir les changements spectaculaires est bien la ville de Bordeaux. Ma dernière visite fut un enchantement lors de cette découverte sous un autre jour, la ville historique, la Cathédrale, la balade le long des quais et enfin le fameux pont Jacques-Chaban-Delmas.

    L'Hôtel de ville occupe depuis 1835, à la suite d'un échange avec l'Etat, l'ancien archevêché, appelé Palais Rohan, du nom du prélat qui le fit édifier dans le dernier quart du 18e siècle : Ferdinand Maximilien Mériadeck, prince de Rohan Guémené. 

    Occupé par l'administration départementale de la Gironde à partir de 1790, l'immeuble devint hôtel de la Préfecture sous le Consulat. 

    Le Grand Théâtre de Bordeaux, commandé par le maréchal de Richelieu, gouverneur de Guyenne, et édifié par l'architecte Victor Louis, a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l'Athalie de Jean Racine.

    La façade du Grand Hôtel de Bordeaux de style néoclassique, est en harmonie avec celle du Grand Théâtre, toutes deux étant créées par l’architecte Victor Louis en 1776.

    Michel Ohayon, homme d'affaires Bordelais, décide en 1999 de racheter cette façade et d’autres bâtiments autour avec le projet de réaliser le Grand Hôtel.


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  • Intérieur du logis royal (II/II)

    Anne de Bretagne

    Naît au château de Nantes. L’absence d’héritier mâle détermine très tôt le destin d’Anne. Elle se retrouve à la tête du duché à 11 ans, à la mort de son père. Les hostilités avec la France reprennent alors. Cette crise aboutit à une union sous contrainte avec Charles VIII, roi de France, à Langeais le 6 décembre 1491.

    Elle est sacrée reine l’année suivante, mais seul Charles VIII est habilité à administrer ses biens. Entre 1492 et 1496, elle donne naissance à cinq enfants qui, tous, meurent en bas âge.

    Charles VIII décède accidentellement en 1498. Anne réaffirme son autorité sur la Bretagne. Le 8 janvier 1499 à Nantes, elle épouse le nouveau roi Louis XII, obligation signée dans le contrat du mariage précédent. À nouveau reine de France, elle assume pleinement désormais ses fonctions de duchesse de Bretagne. Elle séjourne à plusieurs reprises à Loches de 1492 à 1511. La construction d’une extension du logis royal est lancée sous le règne de Charles VIII. Vers 1500, Anne fait modifier les plans initiaux en y ajoutant un splendide oratoire gothique flamboyant.

    Des vitraux signés Lobin

    Les vitraux de la collégiale datent essentiellement du XIXe siècle (entre 1849 et 1881). Nombreux d’entre eux sont signés « Lobin », célèbre manufacture de Tours qui a œuvré à la création de vitraux d’église à travers toute la France au XIXe siècle. On trouve des vitraux figuratifs, à motifs géométriques, ou à grisailles. Les baies du bas-côté Sud sont caractérisées par des vitraux à grisailles avec incorporation de médaillons figuratifs datant du XVIe siècle et provenant de l’ancienne église Saint-Ours qui était située dans le fort du même nom.

    Des désordres multiples

    Les vitraux présentent différents désordres : déformation des panneaux, verres brisés et lacunes, calfeutrement détérioré, corrosion des barlotières, absence de grillages de protection, encrassement et empoussièrement général.

    Les travaux à prévoir

    Les vitraux seront restaurés à l’identique au fur et à mesure des travaux de restauration des parements intérieurs ou extérieurs. Ils seront nettoyés, les barlotières traitées, les lacunes et déformations reprises.

    Loches (V/V) suite...

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