• Entrainement vol de nuit…

    Après l’autorisation des vols de nuit par la DGAC, je me lance dans le grand bain au-dessus de Chartres, sensations garanties…

    Dommage la Cathédrale n’était pas illuminée.

    Chris


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  • Boissy-en-Drouais :

    Vers l’an 800, le manse seigneurial de Boissy comprenait de grandes cultures et deux petites fermes formant 192 bonniers (environ 128 ares et 33 centiares) de terres labourables dans lesquelles on pouvait semer 148 muids (le muid = ancienne mesure de capacité pour les grains et autres matières sèches) de froment ; 82 arpents de prés rapportant 100 voitures de foin ; un bois de cinq lieues de circonférence où 200 porcs pouvaient être engraissés et une autre parcelle forestière dans le Perche pouvant permettre l’alimentation de 800 porcs. On y comptait 16 vieux moulins et un nouveau bâti par Irminon abbé de Saint-Germain-des-Prés.

    Le manse comprenait d’ordinaire une habitation à laquelle étaient attachés des champs, des prés et souvent des vignes, le tout suffisait à l’entretien d’une famille de paysans. Les manses étaient sous la surveillance d’un colon qui résidait à Imbernais. Il tenait lui-même avec sa femme et ses enfants un manse composé principalement de 13 bonniers de terre labourable, 13 arpents de prés, 3 bonniers de bois taillis. Il payait le cens (redevance foncière due au seigneur qui possède des titres sur la terre) comme les autres colons, il était obligé de donner à l’abbé de Saint-Gemme à Noël, 2 porcs, 2 verrats et 8 cognées. Le même cens était exigible à Pâques. L’osier qui servait à lier des cercles et fabriquer des hottes, corbeilles et paniers, était aussi l’objet d’une redevance dans le fisc de Boissy. Elle était partout la même et consistait en l’équivalent de 50 osarices qui sont des brins ou peut-être des poignées d’osier.

    Bréchamps :

    L'étymologie qui veut que Bréchamps signifie "le champ de la forêt" se justifie encore de nos jours par la proximité immédiate des bois de Ruffin, du Mesnil et de Mormoulins qui cernent le village.

    Ces bois constituent des lieux de promenade privilégiés tout au long de l’année et quadrillés de chemins de randonnée balisés.

    Quant à l'étang où s'ébattent de nombreux canards et autres palmipèdes, il est lui aussi un ravissant lieu de pique-nique et de détente bien connu de tous les habitants des environs.

    Serré autour de son église au profil si particulier, Bréchamps est un véritable lieu de vie.

    Brou :

    Brou devient très tôt un lieu de commerce actif. Le marché est cité avant le xiiie siècle. Brou, dite « la Noble » était l'une des cinq baronnies du Perche-Gouët.

    La ville connaît de grandes transformations au xvie siècle et l’église est agrandie. Il ne reste cependant que peu de traces du passé de Brou, seules l’église Saint-Lubin et la chapelle Saint-Marc ainsi que plusieurs maisons à colombages subsistent.

    Chris

     

    Trois autres villages d'Eure-et-Loir (V)...

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  • Belhomert-Guéhouville :

    Cette commune fut un lieu de résistance en Eure-et-Loir.

    "Durant l’occupation allemande, les instituteurs furent sollicités à de nombreuses reprises par les citoyens qui s’engageaient dans la Résistance.

    Plusieurs d’entre eux prirent leurs responsabilités en cachant des fugitifs, en organisant des planques dans des fermes amies ou en fabriquant de fausses cartes d’identité pour les résistants pourchassés par l’occupant.

    Certains prirent les armes dans les maquis, d’autres fournirent de précieux renseignements militaires aux Alliés, d’autres encore organisèrent le cambriolage de leur propre mairie où ils étaient secrétaires pour récupérer les cartes d’alimentation vitales dont étaient dépourvus les clandestins.

    Plusieurs ont payé très cher cet engagement patriote car la Gestapo et ses espions français étaient très efficaces pour les capturer.

    A Belhomert, l’instituteur Marcel Hermelin et son épouse Marguerite firent partie de ces héros méconnus.

    Hermelin avait été dénoncé par un traitre introduit dans la cellule d’un résistant pour le faire parler. Afin de préserver son réseau et de prévenir ses camarades, ce résistant avait confié une lettre au « mouton » qui devait être libéré. La Gestapo récupère la lettre et libère le « mouton » puis, effectue une rafle à Belhomert pour capturer l’instituteur.

    Marcel fût arrêté en avril 1944 et de camp en camp, il arriva à Neuengamme sur la Baltique d’où il survit par miracle en Mai 1945 lors des bombardements anglais des bateaux de croisière remplis de milliers de déportés qui coulèrent avec les navires.

    Berchères-la-Maingot :

    Elle est formée par l'association, le 14 décembre 1972, des deux communes Berchères-la-Maingot et Saint-Germain-la-Gâtine.

    C’est dans cette commune que l’on découvre une Grande Arche au milieu de nulle part, réalisée par nos aïeux bâtisseurs juste pour divertir le Roi. Il s'agissait d'un travail colossal pour l'époque mené par Vauban : acheminer de l'eau pour alimenter les fontaines de Versailles.

    Au XIXe siècle Louis Pasteur mena une partie de ses expériences à Saint-Germain-la-Gâtine. Il y travailla notamment sur la maladie du charbon, dont il découvrit le vaccin.

    Le 16 juin 1940, la région de Berchères-La-Maingot et les villages situés au nord sont le théâtre de violents combats entre le 26e régiment de tirailleurs sénégalais (26eR.T.S.) notamment et l'armée allemande. Ces combats vont faire plus de 600 morts dans la journée.

     

    Bonneval :

    Bonneval est un village fortifié qui a su préserver son identité, il est aux confins de la Beauce et à l'orée du Perche dans le cadre verdoyant des vallées du Loir et de l'Ozanne, au milieu des plaines à blé où dominaient jadis les moulins.

    Autour des fortifications de l’enceinte du centre historique, le Loir coule dans les fossés. L’abondance de l’eau au cœur de la ville lui a valu le surnom de « petite Venise de la Beauce ».

    Chris

     

    Trois autres villages d'Eure-et-Loir (VI)...

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  • Anet :

    Le château construit à Anet par Diane de Poitiers en 1560 parle de puissance et d’amour mais c’est surtout un chef d’œuvre de la Renaissance Française. Lorsque la noblesse suivit Louis XII puis François 1er pour les guerres d’Italie, elle découvrit des palais ouverts sur la nature, entourés de riches jardins. De retour en France, ces chevaliers transformèrent leurs sombres châteaux forts et leurs Rois, Louis XII et surtout François Ier, construisirent des palais ajourés sur les bords de la Loire.
    Le Duc de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie, fidèle compagnon de ces deux rois, Grand Veneur de François 1er, possédait les terres d’Anet et la forêt giboyeuse, héritée de sa première épouse, comtesse de Dreux, recevait souvent François Ier et son Château était plutôt un pavillon de chasse construit à la mode du temps de Louis XI qui convenait mal à sa jeune épouse, Diane de Poitiers.

    Henri second fils de François 1er était amoureux de Madame de Brézé, de riche maintien et de belles manières. Lorsqu’il devint Dauphin à la mort de son aîné, Madame de Brézé était veuve et elle succomba. Leur amour dura jusqu’à la mort accidentelle de son amant.

    Pour recevoir dignement le Dauphin et sa suite, elle décida de construire un château plus vaste sur cette terre qu’elle aimait. Grande Dame, cultivée et maîtresse de maison accomplie, elle voulait une maison confortable, adaptée au climat de France. Elle confia son projet à Philibert de l’Orme, jeune architecte novateur. Henri devint Roi, le château devint Palais. Philibert de l’Orme pu s’entourer des plus grands artistes de l’époque. L’Ecole d’Anet, quintessence de la Renaissance Française, était née. Cette demeure fut le témoin de la gloire d’une favorite toute puissante puis son refuge. A la mort du Roi Henri II, elle se retira à Anet où elle mourut en Avril 1566. La chapelle sépulcrale commandée à l’architecte Claude de Foucques n’était pas terminée, le corps de Diane fut confié à l’Eglise d’Anet La chapelle fut consacrée en 1577 et la dépouille de Diane fut transférée et inhumée dans le magnifique tombeau de marbre noir. Malheureusement ce ne fut pas son dernier voyage.

    Bazoches-en-Dunois :

    Mentionné sous les noms de : Basilicae en 1190, Bazochioe en 1201, Basoches-en-Dunois en 1270.

    Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bazoches-le-Plaisant.

    Dans la commune se trouve le Moulin à vent Richard, dit aussi de Saint-Thomas datant du XVIIIe siècle.

    Beaumont-les-Autels :

    Le village est le fruit de la réunion de Beaumont-Le-Chartif et des Autels-Tuboeufs par ordonnance royale du 06/02/1835.

    Beaumont, vient de Bellus Mons, un lieu d'où on avait une belle vue. Il était dit chétif,ou Chartif, car n'étant pas fortifié il fut l'objet de plusieurs pillages et d'assauts chaque fois réussi, vers le XVe et le XVIe siécle.

    Le château actuel a été construit dans les années 1580 par Jean II de Blosset, et fut restauré après la révolution par Joseph Augustin, baron de Besenval.

    Le route d'Orléans à Saint-Malo, qui traverse Beaumont fut faite, sur ce point, par corvées, ce qui occasionna plusieurs rébellions. Un certain nombre des corvéables furent mis en prison et seraient même allés aux fers, sans l'intervention de Mme de Colbert. Les rebelles étaient principalement de la commune d'Unverre.

    Chris 

    Trois autres villages d'Eure-et-Loir (III)...

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  • Auneau :

    Le château d’Auneau est bâti sur le territoire de la paroisse du même nom offre un aspect imposant malgré de nombreuses transformations. 
    Aujourd’hui, il se compose de 2 parties : d'une part le bâtiment principal (XIVème, XVIème, XVIIIème siècle) et d'autre part, le donjon cylindrique du XIème siècle

    Un premier château (“la Vieille cour”) fut édifié au VIIIème ou IXème siècle pour protéger la route de Chartres et les habitants du bourg. Au XIème siècle, un second bâtiment vit le jour sous l’impulsion du seigneur de l’époque, Hugues de Gallardon, vassal des Comtes de Chartres qui possédaient la châtellenie d’Auneau. Il reste de cette période le donjon rond qui fut surmonté au XVIème siècle d’un dôme et d’un lanternon.

    Marguerite d’Auneau descendante d’Hugues de Gallardon épouse Bureau de la Rivière. Au XIVème siècle, le château lui appartient, il est chambellan du roi Charles V. Celui-ci fait édifier un troisième château dont il subsiste encore aujourd’hui une partie. Un siècle plus tard, les familles des La Roche Guyon, d’Estouteville puis Bertin de Silly en prennent possession. En 1580, il est aux mains d’Henri de Joyeuse, maréchal de France et va connaître ses “heures de gloire” sept ans plus tard. En effet, le 24 novembre 1587, va se livrer ce qu’on appellera “la Bataille d’Auneau”. 
    Aujourd'hui, le Château appartient à une société privée. L'ancienne Ferme du Château, totalement rénovée accueille aujourd'hui une Maison pour autistes adultes.

    Authon-du-Perche :

    Le Perche-Gouet est à partir du XVIe siècle et jusqu’au XVIIIe siècle un important producteur textile où l’on fabrique des serges et des étamines. L’industrie textile prospérait notamment à Authon, à La Bazoche et également à Brou qui dès le XVIe siècle possédait une corporation de travailleurs du textile et exportait à l'autre bout de la France.

    Bailleau-le-Pin :

    Petite anecdote. C'est à Bailleau-le-Pin que fut créée en 1809 la bergerie départementale, destinée à répandre la race Mérinos, venant d'Espagne, dans le département. Elle fut installée dans une ferme de 120 hectares située à Rosay-en-val, en vertu d'une convention signée le 3 décembre 1808 entre le préfet et André Leloup. Ainsi, le samedi 22 juin 1811 a eu lieu à Chartres, à l'hôtel de la préfecture, la vente aux enchères de 24 béliers, de 20 brebis mères et de 800 kilos de laine, le tout de "race pure d'Espagne" et provenant de la bergerie du département.

    Petite anecdote. C'est à Bailleau-le-Pin que fut créée en 1809 la bergerie départementale, destinée à répandre la race Mérinos, venant d'Espagne, dans le département. Elle fut installée dans une ferme de 120 hectares située à Rosay-en-val, en vertu d'une convention signée le 3 décembre 1808 entre le préfet et André Leloup. Ainsi, le samedi 22 juin 1811 a eu lieu à Chartres, à l'hôtel de la préfecture, la vente aux enchères de 24 béliers, de 20 brebis mères et de 800 kilos de laine, le tout de "race pure d'Espagne" et provenant de la bergerie du département.

    L'expérience prit fin en 1816 à la demande du Conseil Général et du préfet. Le 3 juillet 1816 se tient à Rosay-au-Val, commune de Bailleau-le-Pin, la vente aux enchères de l'ensemble du troupeau de mérinos. Le produit de la vente est pour partie versé à l'hospice des enfants trouvés de Josaphat, près de Chartres.

    Chris

    Trois autres villages d'Eure-et-Loir (II)...

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