• Pendant deux siècles et demi après la guerre de Cent Ans, le château appartient aux plus illustres familles du royaume : ses propriétaires sont alliés aux familles d'Orléans-Longueville, de Bourbon-Soissons, de Savoie, de Nemours.

    La résidence est aménagée au goût de l'époque : galerie, jeu de paume, aménagements de confort, décoration des logis, jardin d'agrément. Mais le tracé de l'enceinte n'évolue pas de façon significative.

    La Ferme des Tours (1707-1883)

    La Ferme des Tours. Dés 1707, le Maréchal Claude-Louis-Hector de Villars (1652-titre est alors attaché aux terres de Vaux-le-Vicomte, dont il acquiert le château 1734), transforme le château de Blandy en une simple ferme agricole. De nombreux bâtiments intérieures sont modifiés ou simplement détruits pour satisfaire à cette nouvelle fonction. Aussi, il fait retirer les toitures des tours du château, éventrer la porte d’entrée et combler le fossé.

    L’édifice sera petit à petit abandonné et ses fortes détériorations vont le conduire dans un état de ruine avancée. Néanmoins, ce changement radical de fonction a permis de sauvegarder l’édifice pendant l’épisode révolutionnaire. À l’inverse de nombreux biens aristocratiques, le château n’est pas vendu comme bien national et démantelé tant sa silhouette et sa vocation sont dépourvus de tout signe de féodalité.

    De la ruine au monument historique (1883 à aujourd'hui)

    Le château de Blandy en ruine.

    Au milieu du XIXe siècle, les ruines du château suscitent l’intérêt des érudits locaux. En 1883, le comte Choiseul-Praslin accepte de vendre le château à la commune. Six ans plus tard, il est classé au titre des Monuments historiques. Mais le château atteint très rapidement un état de ruine critique. Ce n’est qu’en 1986 qu’un projet de restauration est élaboré. Son rachat au franc symbolique par le Conseil Départemental de Seine-et-Marne en 1992 va permettre sa concrétisation menée par Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments historiques.


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  • Une place forte du XIIIe siècle que j’ai aimé survoler et visiter.

    Les vicomtes Guillaume II et Adam III de Melun, descendants directs d'Adam II, compagnon d'armes de Philippe Auguste à Bouvines, seraient les bâtisseurs de la première enceinte du manoir de Blandy, dès 1220.

    Cette enceinte primitive, encore présente au nord, suit un tracé semi-circulaire doté de 4 tours : la tour carrée (tour-porte), une petite tour cylindrique, la tour de justice et une tour maîtresse carrée implantée dans l'axe de la tour-porte. Des logis sont implantés le long de l'enceinte, à l'est.

    Le château fort au XIVe siècle.

    À partir de 1316, les vicomtes de Melun s'allient aux comtes de Tancarville. De nouveaux aménagements puis plusieurs campagnes de construction font évoluer la vieille enceinte vers le château fort que nous connaissons aujourd'hui.

    Une porte fortifiée, avec pont levis à flèches, vient renforcer l'enceinte du XIIIe siècle. Un corps de logis est construit dans la cour. Son mur arrière plonge dans le fossé initial, se substituant à l'ancienne courtine. D'autres travaux (milieu du XIVe siècle et 1371-1387) permettent l'extension de l'enceinte et le renforcement des défenses.

    De nouvelles courtines et trois grosses tours sont édifiées au sud. L'ancienne courtine, au nord, est surélevée et renforcée. Le nouveau donjon, tour maîtresse du dispositif, possède une tour escalier (porte et herse en place) et une tour latrines. Le sixième niveau correspond au chemin de ronde, ceinturé d'un parapet sur mâchicoulis. La tour des gardes (avec chemin de ronde ceinturé d'un parapet) et la tour des archives (avec tour latrines) sont un peu moins hautes. Selon la volonté des comtes de Tancarville, Blandy est devenu un lieu de défense mais aussi de résidence au seuil de la guerre de Cent Ans.

    Le château devient résidentiel (XVIe-XVIIe siècle)


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  • Un site historique exceptionnel ! Dans l’antiquité, l’écrivain Strabon évoque le site thermal déjà utilisé par les Romains. Au XIVe siècle l’immense "bourbier " de Barbotan est connu pour les qualités curatives de ses boues. Au XVIème siècle : grande vogue auprès de personnages très célèbres dont le Maréchal de Montluc, Montaigne, Richelieu ou Henri de Navarre qui viennent y soigner leurs douleurs aussi bien pour la vertu des boues que pour celle des eaux chaudes appelées Bains Clairs. De nombreux étrangers s’y rendent aussi. 1843 : construction du premier bâtiment, aujourd’hui détruit, qui couvre désormais le bourbier de plein air. L'impératrice Eugénie et Napoléon III donnent à la station ses lettres de noblesse.

    Un magnifique parc dont j’ai aimé m’y promener et faire chauffer mon APN.

    Quelle différence entre une fleur de lotus et un nénuphar…

    Ces deux fleurs ne font pas partie de la même famille. Le lotus a les feuilles au-dessus de l’eau et le nénuphar au niveau de l’eau.

    Vous vous demandez pourquoi ? J’ai l’explication !

    La feuille de lotus ne flotte pas, elle n’est pas plus légère que l’eau. Elle est hydrophobe. Sa surface ne peut se mouiller car elle repousse l’eau. En écartant l’eau la feuille remonte à la surface.

    Le nénuphar (nymphéa), sa feuille ressemble à une bouée. Elle est légèrement gonflée et flotte sur l’eau car plus légère que l’eau.


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  • Quand on visite les Thermes de Barbotan-les-Thermes, rien de tel de faire une petite randonnée de 10km autour du lac d’Uby. C’est une très belle base de loisirs avec un plan d’eau de 80 hectares, ce qui en fait l’un des plus grands lacs de détente du Gers, dans une vallée très évasée et arborée. Ce lac est étendu en longueur et assez étroit en largeur et comporte une très grosse densité de carpes.

    Avec sa base de loisirs, il offre une multitude d’activités comme le canoë, le pédalo, la baignade, la pêche.

    Sa profondeur est de 5m maximum.

    Le Lac de l'Uby est le trait d'union entre Cazaubon et Barbotan-les-Thermes. Il accueille tout au long de l'année diverses manifestations sportives dont certaines sont de renommée internationale comme les Régates de Cazaubon et les Championnats de France bateaux courts d'aviron.


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  • Le château, entièrement meublé, abrite également une collection de reliures anciennes dans la bibliothèque.

    Le logis se compose de quatre niveaux : un sous-sol, deux étages et un étage de combles.

    Le grand escalier d’honneur est entièrement logé dans l’avant-corps. Au niveau inférieur du corps de logis, qui abrite des soubassements à la belle architecture voutée, se trouvent :

    * la salle à manger des communs

    * la cuisine, meublée et animée.

    Au second niveau, on découvre successivement :

    * le Grand Salon en partie Louis XV, avec, au centre, des sièges dits « courants » (qu’on déplaçait fréquemment), recouverts de tissus aux motifs de fables de La Fontaine et de personnages exotiques et, le long des murs, des sièges cannés dits « meublants » (qu’on ne déplaçait pas), dont on recouvrait l’assise d’une galette en hiver, la cheminée est décorée d’une coquille Saint-Jacques au naturel.

    * une salle à manger avec une table dressée, dont le sol est carrelé, comme dans la bibliothèque, aux armes des Montmorency, la cheminée a été ajoutée au XIXe siècle, avant, elle n’avait pas sa place dans ce type de pièce.

    * les appartements de Madame, dont une chambre dans laquelle on reconnaît un portrait d’Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre.

    * le secrétaire était équipé d’un dispositif ingénieux : l’ouverture du cylindre déclenchait le déplacement de la tablette et le retrait de celle-ci commandait la fermeture du cylindre.

    * un petit bureau.

    Le niveau supérieur abrite:

    * le musée de la reliure; dans laquelle on conserve un extrait des minutes de l’interrogatoire de Ravaillac, exposé dans une vitrine.

    * une galerie de cuisiniers célèbres auteur de livre de cuisines comme Antonin Carême ou Brillat Savarin.

    * une exposition de tables d’égoïstes et des arts de la table au fil des siècles.

    Beaumesnil (III/III)

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    Beaumesnil (III/III)

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    Beaumesnil (III/III)

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