• Cahors...

    Un fameux pont ‘’Le Pont Valentré’’ sur le fleuve Lot, c’est le monument à ne pas manquer lors d'une visite à Cahors, cité médiévale du sud de la France.

    Sa construction :

    En 1306, les consuls de la ville de Cahors décident de la construction d'un pont au lieu-dit "Valandre", sur la partie Ouest du méandre de Cahors. Deux autres ponts existaient alors à Cahors : le pont Vieux au Sud et le pont Neuf à l'Est.

    La première pierre du nouvel ouvrage d'art est posée solennellement en 1308 par le premier consul Géraud de Sabanac. Le chantier va durer près de 70 ans, donnant naissance à la légende selon laquelle le diable aurait apporté son concours à l'architecte (prochain article). En 1345 on peut circuler sur le tablier, les trois tours n'étant sans doute achevées que vers 1380, en dépit des crises de la guerre de Cent ans.

    D'une longueur de 172 mètres, le pont Valentré possède huit arches, retombant sur des piles pourvues d'un avant-bec. Il possède trois tours, dont seules les deux placées sur les rives étaient fortifiées de mâchicoulis et d'archères. Chaque extrémité était à l'origine protégée par un châtelet, ces éléments ayant presque disparu de nos jours.

    La légende du Diable du Pont Valentré…

    Mentionné en 1840 dans la première liste de Monuments Historiques, le Pont Valentré est restauré vers 1880 par l'architecte Paul Gout, qui fait sculpter par l'artiste local Cyprien-Antoine Calmon un petit diable au sommet de la tour centrale.

    On raconte que l'architecte ne pouvant venir à bout de son œuvre, eut recours à Satan et fit un pacte avec lui. Satan s'engageait à l'aider par tous les moyens et à lui obéir ponctuellement, quelque ordre qu'il put recevoir. Le travail fini, l'âme de l'architecte en devait être le prix. Mais si le démon, pour une cause quelconque, refusait de continuer son assistance jusqu'au bout, il perdrait tous ses droits sur le prix en question ; la besogne marcha vite avec un tel manœuvre.

    Quand le pont fut presque fini : - se dit en lui-même l'architecte, voici le moment de songer à notre âme, afin que nous n'ayons pas fait un sot marché. Et il porta un crible à son formidable associé : - Ami, lui dit-il, je t'ai trouvé docile jusqu'ici, et tu sais que tu dois l'être jusqu'au bout ; prends ce crible (sorte de seau percé), laisse-le tel qu'il est et l'emploie à puiser de l'eau que tu porteras aux maçons pour délayer la chaux. Le diable se mordit les lèvres de dépit ; il tenta pourtant l'expérience, elle échoua vingt fois. Jamais crible n'a gardé l'eau. Confus, le diable vint avouer sa défaite, mais jura de se venger. A quelque temps de là en effet, lorsque les maçons eurent presque achevé de construire la tour du milieu, ils en trouvèrent l'angle supérieur nord-ouest abattu et il leur fut impossible d'achever cette tour.

     L'architecte chargé de la restauration, Paul Gout, fait immortaliser cette légende par une pierre sculptée représentant le diable tentant d'arracher la pierre du pont mais n'y parvenant pas, ses doigts étant coincés dans les joints de la pierre.

    « Collonges-la-Rouge (IV/IV)Calvi (Série 1) »

  • Commentaires

    1
    luce
    Vendredi 26 Juin à 16:50

    Bonjour cricri,

    Diable de pont! Je n'ai pas manqué de l'immortaliser  lors d'une visite de la ville par ailleurs bien typique. Son histoire fait sourire quand on voit ce démon agrippé à jamais.

    Bises à vous deux, câlin à la petite  gâtée.

     

    2
    Samedi 27 Juin à 16:02

    Coucou mon Chris,

    Sympa le diable, j'ai cru que c'était toi qui grimpait au mur (sourire) !

    Je suis allée plusieurs fois à Cahors en famille ou avec notre amie commune et j'ai adoré ce fameux pont de Valentré. Je pense que c'est l'endroit le plus visité de cette ville.

    Bonne fin de journée, bises et caresses à la bestiole !

    Maite

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :